• Jackie Castonguay

Motivation VS Image corporelle


Par Jackie Castonguay
Novembre 2021

 

Comprendre les sources de notre motivation est important, car celles-ci peuvent influencer certains de nos objectifs et de nos comportements. Elles peuvent également prédire la durabilité de certains de nos changements d’habitude de vie.


Par le biais de certaines théories sur la motivation (ex : la théorie de l’autodétermination), il est possible d’identifier si nos objectifs sont extrinsèques ou intrinsèques. Les objectifs intrinsèques sont liés à des sources internes de motivation comme le plaisir et la santé (ryan, p.116). En fait, la motivation intrinsèque serait le type de motivation qui permettrait le plus de maintenir la pratique d’activité physique[1] et de contribuer au bien-être des personnes (Ryan p.117). Quant à eux, les objectifs extrinsèques sont liés à des sources externes de motivation comme la perte de poids, être plus musclé, etc.


Est-ce que bouger par culpabilité est sain et durable ?

Dans une certaine mesure, la culpabilité peut nous inciter à nous mettre en action (hurst, 121). Toutefois, les études mentionnent que la pratique d’activité physique est généralement plus élevée chez les personnes qui ressentent de la culpabilité à ne pas bouger suffisamment, (hurst, p121), mais la pratique d’activité physique serait également moins durable (lucibello, p.369). La culpabilité est une émotion importante qui est souvent associée aux objectifs orientés vers l’apparence et la perte de poids (Hurst, p.127). Il faut savoir que ce type d’objectifs engendre généralement des niveaux plus élevés d’insatisfaction corporelle (lucibello, p.369).


Dans la culture occidentale actuelle, en particulier chez les femmes, perdre du poids et améliorer son apparence font parties des motivations principales à faire de l’activité physique. [2] En fait, l’activité physique est souvent pratiquée pour répondre aux idéaux de beauté (hurst, p.121).


Malheureusement, les réseaux sociaux contribuent grandement à renforcer ces idéaux. Il est possible de consulter de nombreuses publications faisant la promotion de la perte de poids, de l’entrainement et de l’alimentation. Les médias sociaux exercent une grande influence sur la façon dont nous construisons nos idéaux de beauté. Le contenu diffusé sur les médias sociaux nous amène perpétuellement à comparer notre apparence avec les idéaux de beauté qui y sont véhiculés, ce qui peut entrainer une insatisfaction à l’égard de notre apparence corporelle (dumas 27). Plus particulièrement, les publications en lien avec la perte de poids et l’alimentation peuvent avoir un impact négatif sur l’image corporelle des personnes qui les lisent. Cela peut les pousser à perdre du poids pour atteindre un poids qu’elle considère comme adéquat. Malheureusement, afin de favoriser cette perte de poids, certaines personnes vont avoir recours à des comportements alimentaires malsains qui peuvent mener à des troubles de la conduite alimentaire comme l’anorexie et la boulimie (dumas, p.19).


Avoir une image corporelle négative n’est pas sans conséquence. Cela peut contribuer à générer des sentiments de culpabilité et de honte. La culpabilité peut amener les personnes à faire plus d’activités physiques pour compenser certains de leur comportement (ex : avoir trop manger) tandis que la honte peut amener certaines personnes à éviter des situations qui génèrent ce sentiment. Par exemple, une personne pourrait éviter d’aller à la piscine parce qu’elle a honte que son corps ne corresponde pas aux normes de beauté qu’elle a intégrées (lucibello, p.366).


Il apparait essentiel de développer son sens critique face à ces publications et de se distancer un peu du contenu diffusé sur les médias sociaux pour limiter les conséquences sur notre santé, apprendre à se sentir bien dans notre corps et favoriser des comportements qui sont sains pour la santé.



 

Références

[1] Anne E. Cox, Sarah Ullrich-French, Tracy L. Tylka, Amanda K. McMahon. (2019) The roles of self-compassion, body surveillance, and body appreciation in predicting intrinsic motivation for physical activity: Cross-sectional associations, and prospective changes within a yoga context p.111

[2] Megan Hurst., Helga Dittmar., Robin Banerjee., Rod Bond., (2017) “I just feel so guilty”: The role of introjected regulation in linking appearance goals for exercise with women’s body image. P. 120.

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